Environnement

>> Fleurissement

Depuis quelques années, des changements dans la gestion des espaces verts de la ville ont été opérés.

 

Dans les espaces verts et publics

Dans les massifs, le fleurissement annuel est réalisé avec des vivaces et des plantes recyclées. Elles sont en effet réutilisées d'une année sur l'autre ou replantées dans de nouveaux espaces de vivaces.

La mise en place de prairies fleuries, la végétation spontanée et la plantation d'espèces mellifères préservent les pollinisateurs et favorisent la biodiversité.

Afin de limiter l'évaporation de l'eau, un paillage est mis en place dans les massifs. Celui-ci provient directement des résidus de taille qui sont broyés avant d'être réutilisés.

 

Sur les bords de route

Durant la belle saison, la partie la plus proche des bandes de roulement est fauchée au stric nécessaire, généralement sur un mètre de large, pour des raisons de sécurité routière et pour une bonne visibilité des usagers.

Pour le reste, le développement de la végétation est laissé libre. Ainsi, dans les fossés, cette végétation préservée favorise la lutte contre l'érosion et ralentit la vitesse d'écoulement de l'eau favorisant aini l'infiltration de celle-ci.

Le fauchage systématique et drastique est désormais révolu.

La fauche raisonnée permet aux plantes et aux animaux d'avoir le temps d'accomplir leur cycle biologique et de maintenir la biodiversité.

A l'approche de l'hiver, une fauche généralisée est pratiquée.

En 2019, le jury du label villes et villages fleuris a permis à Thoiry de conserver ses 3 fleurs avec féliciatations.

Un résultat qui confirme les orientations fortes prises par l'équipe municipale en matière de gestion raisonnée des espaces verts, d'aménagement de la ville et des projets engagés pour préserver et faire découvrir les richesses naturelles et la diversité biologique.

Ce changement de la politique de fleurissement, laissant apparaître une végétation plus spontanée dans Thoiry, interpellant certains administrés mais séduisant le jury, attentif à un engagement de la ville dans le développement durable, Thoiry à pu conserver ses 3 fleurs.

>> Label APIcité®

Depuis plusieurs années, la ville se mobilise fortement afin que les abeilles se sentent bien à Thoiry et jouent leur rôle de pollinisateur :

plantation d'essences mellifères, pratique de la fauche raisonné, Zéro-phyto...

Toutes les conditions sont réunies afin de préserver la présence de ces précieux insectes. En effet, les abeilles transportent le pollen d'une fleur à une autre, permettant ainsi la reproduction de certaines plantes par la production de graines.

Une dizaine d’apiculteurs est référencée sur la commune et participe largement au maintien des pollinisateurs sur le territoire. A ce titre, la commune étudie la faisabilité d’accueillir, en partenariat avec le syndicat d’apiculture de l’Ain, un rucher école. Destiné aux apiculteurs, il a vocation à faire de la formation pratique.

 

En 2019, la ville de Thoiry a candidaté pour obtenir la 1ère abeille du label APIcité®, un label national pour les collectivités qui aiment, protègent et défendent les abeilles et les pollinisateurs sauvages.

Ce label, créé par l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF) se veut incitatif dans le but de développer les bonnes pratiques non seulement en faveur des abeilles domestiques, des pollinisateurs sauvages, de la biodiversité mais aussi et plus généralement de la qualité de vie des habitants.

Le 20 novembre 2019, le label 1ère abeille “démarche reconnue” pour la ville a été remis aux élus de Thoiry lors du salon des maires et des collectivités locales.

Le comité de labellisation a particulièrement valorisé la gestion différenciée des espaces verts Thoirysiens et le volet sensibilisation au public.

Thoiry est la première ville du Pays de Gex et la 3e du département à être labellisée par l’UNAF.

Les panneaux du label 1ère Abeille APIcité ont été positionnés aux entrées de ville, confirmant Thoiry comme ville durable.

 

 
 
 

>> Hôtel à insectes

En juillet 2020, des hôtels à insectes ont été installés dans divers endroits de la ville.

Un hôtel à insectes : pour quoi faire ?

Il est fabriqué avec des matériaux bruts et naturels sans traitement, afin de permettre à différents insectes auxiliaires ou pollinisateurs de pouvoir s'abriter.

Principaux insectes que l'on retrouve dans les différents compartiments :

  • Dans les bûches percées :
    L’osmie (abeille sauvage) pour qu’elle puisse pondre ses œufs. Elle est d’un grand intérêt pour la pollinisation.
  • Dans les pots avec de la paille/mousse :
    Le Forficule (perce-oreille) s’abrite en journée et consomme essentiellement des pucerons et des chenilles.
  • Dans les morceaux de bois alignés :
    La Chrysope qui au stade larvaire consomme beaucoup de pucerons, thrips, araignée rouge. Au stade adulte elle devient une petite mouche verte qui ne consomme que du pollen.
  • Dans la paille et les copeaux :
    La coccinelle vient y passer l’hiver. Elle consomme beaucoup de pucerons noirs.
  • Dans les branches en fagot :
    Le syrphe (fausse guêpe) consomme toutes sortes de pucerons.
    Le carabe (petit coléoptère) est insectivore et carnivore. Il s’attaque à pratiquement toutes les petites bêtes grâce à ses mandibules lui permettant de tuer et de broyer ses proies ; mollusques, larves de doryphores, pucerons, chenilles…
    Rien de mieux pour se débarrasser des limaces.